Vape & Glamour : la (trop) petite histoire de la vape au cinéma

Préambule : Lorsque j’ai souhaité m’attaquer à ce sujet, j’ai découvert pas mal d’anciens articles sur le sujet qui le traitait de manière plutôt succincte. J’ai voulu ici compiler l’ensemble des faits dans un article fleuve. Oui c’est long mais j’avais besoin de faire le tour de la question. J’ai aussi découvert une pléthore d’articles au sujet de la cigarette pas électronique, notre bonne vieille clope, tous aussi élogieux les uns que les autres, vantant là les talents du graphiste, ici le génie marketing ou encore la qualité esthétique de la cibiche à l’écran, alors que ces même médias s’acharnent à donner à la vape une image négative … J’ai voulu les compiler ici en respectant leurs auteurs mais en les organisant selon une grille de lecture. 

Si la cigarette électronique reste timide au cinéma et à la radio, sa version papier jouit d’une aura quasi indélébile ainsi que des faveurs conjuguées des cinéphiles & audiophiles ainsi que celles, bienveillantes, des pouvoirs publics. Non, vous ne rêvez pas : 

Il n’y a pas d’interdiction formelle de la cigarette au cinéma ! 

Au mieux, au mois de Septembre 2017, Mme Buzyn (Alors Ministre de la Santé) se défend du courroux des cinéastes en appelant « à la responsabilité du monde du cinéma français qui, dans le contexte de l’interdiction de la publicité pour le tabac, reste en France l’un des derniers canaux d’exposition sans restriction de la consommation de tabac »  
Le Parisien : http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tabac-et-films-que-seraient-ces-scenes-cultes-sans-cigarettes-21-11-2017-7406925.php 

Un peu d’histoire donc : 

A partir des années 50, les premières études mettant en évidence tabagisme et mortalité apparaissent. Ces études ont bien souvent été tues ou minimisées. L’industrie du tabac finance la plupart des études allant jusqu’à soudoyer des scientifiques, comme le révéleront plus tard divers scandales. Durant les années 50 à 70, la cigarette est la norme. On fume partout et en toute circonstance. Les hôpitaux, les commerces, les cinémas, les bars…. Le tabagisme fait des ravages. La première cigarette se fume très jeune et devient un rite de passage à l’age adulte. Cependant, les États ne s’émeuvent pas de la situation et laissent la population dans l’ignorance. Réglementation mais surtout taxation, en 1976, la loi Veil interdit la consommation de tabac dans certains lieux à usage collectif et la publicité. Un message sanitaire fait également son apparition, contraignant la société a évoluer et permettant les premiers questionnements concernant l’usage du tabac. 

Épinglée dans une étude de Truth Initiative en raison de la présence trop importante de la cigarette à l’écran, Netflix s’est engagée à faire partir en fumée toute représentation de tabagisme dans ses prochaines productions. 

“Si vous avez binge-watche toutes les saisons de Stranger Things, quelque chose vous a peut-être sauté aux yeux, voire dérangé : l’utilisation massive de la cigarette. Dans la saison 2, pas moins de 262 cigarettes ont été allumées, soit une augmentation de 44% par rapport à la première saison. Une tendance qui se confirme une nouvelle fois dans la saison 3 avec des personnages comme Billy ou le shérif Hopper qui enchaînent clope sur clope. Ce constat a alerté le groupe anti-tabac américain Truth initiative qui estime que Netflix va trop loin dans la représentation de la cigarette à l’écran. Il accuse même la plateforme de streaming de « glamouriser et normaliser une addiction meurtrière ». Parmi les programmes pointés du doigt en plus de Stranger Things on retrouve Orange is the new black, mais aussi Unbreakable Kimmy Schmidt. 
L’étude rappelle également la mauvaise influence que peut avoir la cigarette dans ces séries qui sont suivies par un public jeune, agé de 15 à 24 ans. Netflix a réagi immédiatement et a promis de bannir toute représentation de tabac et de cigarettes électroniques dans tous ses programmes interdits aux – de 14 ans et dans tous ses films PG-13 ou moins. Dans un communiqué, le service de SVoD a toutefois précisé que des exceptions seront faites notamment pour « des raisons d’exactitude historique ou factuelle » ou si cela est « essentiel à la vision créative de l’artiste ou d’un personnage ».
Source : Pierre-Guillaume Ligdamis @lmisp 

La vision créative du personnage et l’exactitude des faits …  

Pour ne pas trahir l’histoire. Impossible de faire un biopic de Charles de Gaulle, Churchill, Gainsbourg ou Coco Chanel sans tabac et sans fumée, prolongement dans l’air de la silhouette de ces fumeurs invétérés. De même, « on ne peut pas faire un film d’époque sans cigarette. Un film de guerre sans un soldat qui fume dans sa tranchée n’aurait pas de sens », estime Adrien Gombeaud. Eric Elmosnino dans « Gainsbourg, une vie héroïque » en 2010-  
Le Parisien  

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Churchill & MontGomery

L’idée de faire disparaître numériquement parait alors aussi farfelue que celle, pourtant bien réelle, qui a poussé Lucky Luke à voir ses planches retouchées et adopter un brin d’herbe en 1988. Morris, son auteur, obtiendra une Médaille de l’OMS pour cet acte … 

Pour Adrien Gombeaud, auteur de « Tabac et cinéma, Histoire d’un mythe », si le gouvernement envisageait bel et bien de prendre des mesures drastiques, ce serait retirer au cinéma l’un de ses accessoires préférés. Un artifice qui permet au réalisateur de « filmer du mouvement, celui de la fumée, lorsque le personnage est immobile ». Mais pas seulement. Pour Le Parisien, Adrien Gombeaud analyse les différentes fonctions de la cigarette au cinéma.  

  • « Au cinéma, il faut créer une allure au personnage, et la cigarette joue ce rôle », dit Adrien Gombeaud, qui cite Clint Eastwood dans son tout premier western spaghetti, « Pour une poignée de dollars », réalisé par Sergio Leone en 1964. « Quand Sergio Leone a vu arriver Eastwood, il trouvait qu’il avait une allure d’étudiant américain. Il lui a donné un poncho pour épaissir sa silhouette et lui a demandé de mordre dans une cigarette pour former une grimace qui rendrait le personnage inquiétant. » Une réussite. Idem dans Les Tontons flingueurs (1963), dans lequel la cigarette participe de la construction des personnages. On ne recense ainsi pas moins de 42 cigarettes allumées en 1h45 de film.
  • En savoir plus : L’élégance et la sensualité de la fumeuse. Dans « Diamants sur canapé » (Blake Edwards en 1961), la cigarette appuie le chic et la sensualité d’Audrey Hepburn. La sublime Britannique, à la silhouette longiligne, fume nonchalamment sur son porte-cigarette qui prolonge son profil. Audrey Hepburn dans « Diamants sur Canapé » en 1961.
  • L’effet est similaire pour Sharon Stone. « Dans  »Basic Instinct » (1992), toute la scène de l’interrogatoire semble tournée vers les jambes de Sharon Stone, mais en réalité, Paul Verhoeven a tourné toute cette scène autour de la cigarette », analyse Adrien Gombeaud. On se souvient egalement d’Uma Thurman dans « Pulp Fiction » (Quentin Tarantino en 1994). « Il y a aussi l’idée du plaisir que l’on s’accorde. » Uma Thurman dans « Pulp Fiction » (1994)  
  • La fumée de la cigarette de Catherine Deneuve, qui fume dans quasiment tous les films de sa carrière, rappelle enfin « son blond vaporeux », estime Adrien Gombeaud. Francois Dorleac et Catherine Deneuve dans « Les Demoiselles de Rochefort » (1967) 
     
  • La cigarette comme accessoire tragique. Dans « L’armée des ombres » (Jean-Pierre Melville en 1943), Lino Ventura partage en silence ses toutes dernières cigarettes avec ses camarades de cellule. L’un d’entre eux la glisse derrière son oreille et lance : « Je la garde pour toute à l’heure ». Cette « dernière cigarette » qui « scelle cette forme d’amitié virile » ne pourrait exister si l’on interdisait le tabac dans les films, estime Adrien Gombeaud. De même, dans tous ses films, « le visage d’Humphrey Bogart était sublimé par la lumière du briquet », avance Adrien Gombeaud ; difficile de l’imaginer allumer autre chose qu’une cigarette. « Dans  »Le Port de l’angoisse », il rencontre Lauren Bacall, qui tasse sa cigarette sur le dos de la main, et il lui écrit son numéro sur un paquet d’allumette. » Cette séquence est mythique pour l’acteur américain qui, alors atteint d’un cancer de l’œsophage, aimait dire : « Les cigarettes sont les clous de mon cercueil ». Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans « Le Port de l’angoisse » en 1947 
     
  • La cigarette comme accessoire comique. Dès les débuts du cinéma, la cigarette a été utilisée comme un accessoire à gag. Cigarettes explosives, trempées, dans les années 40 et 50, Groucho Marx des Marx Brothers utilisait la cibiche pour ses scènes. Plus récemment, dans « Le Pari » (1992), Didier Bourdon et Bernard Campan tentaient d’arrêter de fumer, donnant lieu à des scènes hilarantes et au fameux slogan : « Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous a bout ».
  • La fumée nocive des « méchants ». La clope peut être aussi choisie pour amplifier la dimension malfaisante d’un personnage. « Il y a l’idée que l’on enfume les gens », estime Adrien Gombeaud, qui se souvient du cigare de Robert De Niro dans « Les Nerfs à vif » (Martin Scorsese en 1991) : « Il impose sa présence à tout le monde ». Les dessins animés ne font pas exception : ainsi Pat Hibulaire, un « méchant » de Disney, a souvent,au coin de la bouche, un cigare dont les cendres tombent sur la tête des autres. Cruella, qui en veut aux « 101 Dalmatiens » (studios Disney, 1961), enfume également son monde. Cruella dans « Les 101 Dalmatiens » en 1961 – Source : Le Parisien 
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La langue Verte …

En Septembre 2014 déjà dans : EXPERTISE PUBLICITAIRE À PARTIR DES RÉSULTATS DE L’OBSERVATOIRE DES STRATÉGIES MARKETING POUR LES PRODUITS DU TABAC le Dr. Julien Intartaglia, Professeur de marketing et de publicité HEG Arc Neuchâtel, pointait déjà du doigts les dérives d’une surexposition de la cigarette : 

Dans de nombreux divertissements (exemple : la série Columbo, le film « La fureur de vivre » avec James Dean, etc.), la consommation de tabac est présentée dans un contexte de détente avec des acteurs incarnant les modèles et les icônes de toute une génération. Figure 1 – Extrait du film – La fureur de vivre – Avec James Dean En 1954, la figure emblématique du cowboy de Marlboro fait son apparition dans la publicité et incarne parfaitement les représentations sociales et idéales de l’homme : mur, viril et sérieux. La cigarette devient un moyen de séduction important, plaçant l’homme dans une position de domination vis-à-vis de la femme, ce qui se retrouve dans une multitude d’affiches publicitaires de l’époque. Dans les années 60, Philip Morris lance un produit dédié aux femmes : les Virgina Slims. Du point de vue sociologique, fumer une cigarette permet à la femme sensuelle, glamour, chic, d’être en rupture avec la représentation passée d’une femme soumise dans la publicité pour les produits du tabac. Elle s’émancipe et gagne de facto en pouvoir. En engageant des centaines d’acteurs et actrices à Hollywood, l’industrie du tabac met en place une stratégie marketing basée sur la toute-puissance des mass médias avec pour finalité de toucher des millions d’hommes, de femmes, et plus tard, de jeunes. A l’instar des propos de Kurt Mckennson (in Cristina Peri Rossi, 2006), il s’avère que « La majorité des images fortes et positives associées à la cigarette et au geste de fumer ont été créées par le cinéma et la télévision ». Au début des années 70, l’industrie du tabac bascule dans la problématique de santé publique, ce qui va être marqué par le début des interdictions liées à la promotion du tabac à la télévision, la radio et bien d’autres médias plus tard. Pourquoi avoir abordé de manière concise l’histoire de la communication des marques de tabac dans ce rapport de l’Observatoire des stratégies marketing pour les produits du tabac ? Historiquement, il est clair que, très tôt, les professionnels du marketing ont réussi à créer une image positive et forte liée à la consommation de tabac avec des opérations marketing ciblées au cinéma, à la télévision et dans les rues avec l’affichage. 

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Columbo

Connaissez-vous “Soyez sympasrembobinez” ? C’est un film réalisé par Michel Gondry avec Jack Black dans lequel un homme, dont le cerveau devient magnétique, efface involontairement toutes les cassettes du vidéo club dans lequel l’un de ses amis travaille. Afin de satisfaire la demande de la plus fidèle cliente du vidéo club, une femme démente, les deux hommes décident de réaliser les remakes des films effacés. L’idée de singer ces scènes devenues cultes du cinéma en remplaçant automatiquement la Tueuse par la Vape reste tout aussi loufoque que le scénario du film …  
 
Pourtant elle en aurait des atours la Vape avec ses formes variées, ses couleurs, ses différents débits. Il y en aurait des concurrentes au titre de remplaçantes qui attendent sagement dans les recoins des comptes Instagram…  

D’autant que depuis quelques temps , dépourvues de leurs couleurs et artifices graphiques et bardées d’images-épouvantails, elles sont quand même vachement moins sexy nos sucettes à cancer :  

Certaines marques que vous aviez peut-être l’habitude de voir chez votre buraliste vont bientôt disparaître. Après avoir mis en place le principe du paquet neutre, le gouvernement continue son offensive contre le marketing « glamour » dans l’industrie du tabac et demande désormais à plusieurs marques de changer leur nom. Quatre marques de cigarettes et deux marques de cigares/cigarillos sont concernées : Vogue, Corset, Fine, Allure, Café crème, Paradiso et Punch. Ce sont des « marques qui sont attractives, qui donnent le sentiment que fumer des cigarettes, c’est chic », a déclaré la ministre de la santé, Marisol Touraine sur RTL. Les cigarettiers auront un an pour changer le nom de leurs marques ou pour en supprimer la commercialisation. Un délai de deux ans a été accordé aux fabricants de cigares. A terme, l’idée est de supprimer toute mention au côté glamour et séduisant que pourrait suggérer l’idée de fumer, mais aussi toute référence à des arômes de fruits ou des propriétés énergisantes (« Pall Mall Boost »), naturelles et biologiques (« Gauloise Biodégradable »). La décision du ministère de la Santé d’interdire progressivement le marketing autour des cigarettes s’appuie sur une directive européenne selon laquelle les emballages « ne doivent pas induire les consommateurs en erreur en suggérant des effets bénéfiques » 

https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/trop-glamour-marques-cigarettes-changer-de-nom-36358

Et Pourtant c’est bien en vantant des propriétés “étonnantes” que la cigarette s’est faite une place au coin de nos becs. 

Chez les hommes  

Athletic black man on black background
Portrait of an athletic black man on black background. Black and white

La cigarette était souvent vendue comme un « outil » capable de rendre un homme conquérant et séducteur. Demander du feu ou une cigarette permettait de se faire remarquer, d’attirer l’attention et de séduire. La cigarette permettait donc une approche positive entre un homme et une femme. Ils exercent leur pouvoir de séduction par le biais de la cigarette. Nous pouvons le voir chez certains personnages comme Lucky Luke (à qui, d’ailleurs, on a remplacé sa cigarette par une tige de blé), le célèbre détective américain Columbo, ou encore Serge Gainsbourg. Lucky Lucke, Columbo, Serge Gainsbourg 

A cette époque, la cigarette donnait à l’homme une place de domination, elle le rendait viril. En effet le charme que donne la cigarette à l’homme est un atout très favorable à la séduction et est un pouvoir d’attraction important. Le Marlboro Man, crée en 1954, est très représentatif. En effet, ce cowboy, avec son chapeau, son jean et son lasso, qui regarde au loin toujours d’un air sérieux et sûr de lui, est tout à fait le genre d’homme que tout le monde envie.  
https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/trop-glamour-marques-cigarettes-changer-de-nom-36358 

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Chez les femmes 

Dans les années 1920, l’image de la femme qui fume tend simplement à se banaliser. Les « bonnes manières » changent, mais lentement. La cigarette était l’un des symboles de la société de consommation. Discrète jusqu’en 1945, cette consommation a réellement explosé après la seconde Guerre Mondiale avec l’essor de la publicité et le développement des grandes compagnies de tabac comme Philip Morris. 
C’était le produit que l’on s’achetait pour affirmer une attitude ou tout simplement se faire du bien. Elle était une nouvelle mode d’abord chez les hommes, puis chez les femmes et les jeunes. 
La plupart des publicités mettaient en scène un homme sûr de lui, fumant une cigarette au côté d’une jolie femme qu’il veut séduire. Fumer était une mode, un geste social et un moyen d’intégrer la société. 

Dans Les Garçonnes : Modes et fantasmes des Années folles, Christine Bard parle d’une nouvelle image de la femme, qui rejette la vision traditionnelle et oscille entre l’idée d’une féminité renouvelée et celle d’une masculinisation. 

Elle fascine, mais elle inquiète aussi : quand paraît La Garçonne (1921) de Victor Margueritte, avec un personnage principal féminin aux cheveux coupés au carré qui s’habille en garçon, fume et enchaîne les conquêtes, l’émoi est tel qu’on retire à l’écrivain sa légion d’honneur. 

Il y a bien des bourgeoises qui fument au début du XXe siècle, explique le professeur d’histoire contemporaine Didier Nourisson, mais cela ne concerne qu’une infime partie d’entre elles ; celles qui appartiennent au monde de la nuit ou de l’art, qui éprouvent une soif de jouissance après les difficultés de la guerre. 

« Dans leur ensemble, les femmes sont plutôt victimes d’un retour forcé au foyer et d’une brutale reprise en main masculine », affirme Didier Nourisson. Dans ce contexte, l’idée que la femme puisse adopter des comportements réservés aux hommes terrifie la société : un article du New York Times daté du 26 septembre 1904 raconte l’arrestation par un policier de deux femmes qui fumaient à l’intérieur d’une voiture. 

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Une poigne de fer dans un gant … de fer

La cigarette accompagne, comme jamais, le corps de la femme dans l’imagerie publicitaire. La marque Gitanes, créée en 1910, prend forme féminine. Surtout, les cigarettes américaines arrivent en Europe, et « [leur] parfum délicat et sans fadeur évoquera nos contemporaines, qui sont sportives, résolues et entreprenantes, et qui admettent un briquet et un carnet de chèques dans leur petit sac, près des accessoires de beauté » (publicité Lucky Strike, 1927). 

Cigarette et suffragettes 

Beautiful woman reading in retro interior
Beautiful young woman in retro interior .

Évidemment, ce tabou attriste l’industrie du tabac, qui voit lui échapper « une mine d’or dans son propre jardin », pour reprendre les termes de George Washington Hill, le président de l’American Tobacco Company. Dans l’optique d’acquérir cette clientèle que les mœurs de l’époque lui interdisent d’approcher, le géant de l’industrie du tabac emploie Edward Bernays, un publicitaire qui sera, bien des années plus tard, considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques. 

Bernays voit, dans les luttes féministes des suffragettes, une arme pour briser le tabou autour du tabagisme féminin et orchestre l’un des plus grands coups de marketing. Dans la préface de Propaganda, Normand Baillargeon raconte son œuvre : 

« La ville de New York tient chaque année, à Pâques, une célèbre et très courue parade. Lors de celle de 1929, un groupe de jeunes femmes avaient caché des cigarettes sous leurs vêtements et, à un signal donné, elles les sortirent et les allumèrent devant des journalistes et des photographes, qui avaient été prévenus que des suffragettes allaient faire un coup d’éclat. Dans les jours qui suivirent, l’événement était dans tous les journaux et sur toutes les lèvres.

Les jeunes femmes expliquèrent que ce qu’elles allumaient ainsi, c’était des “flambeaux de la liberté” (“torches of freedom”). » 

Ce slogan leur avait vraisemblablement été soufflé par Bernays. La question de la liberté pour les femmes de fumer est posée dans le débat public et Bernays enchaîne les coups. Il crée notamment des collectifs médicaux de toutes pièces, qui font dire à des experts que la cigarette est excellente pour la santé des femmes parce qu’elle leur permet de maigrir. -Source SLATE 

Du tabou au fétichisme 

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En 1910, les fume-cigarettes, longs tubes en or, argent, ivoire, ou plastique, deviennent un véritable accessoire de mode. Dans les années 30, des concours de Beaux Gestes apparaissent. Ceci participe à une vision plus glamour et plus chic de la consommation de tabac augmentant ainsi son pouvoir d’attraction. 

Finalement les cloud-chasers avec leur tubes méca ne compenserait-ils pas un petit peu ? 

Edward L. Bernays. Son nom reste le plus souvent inconnu du grand public, et pourtant Bernays a exercé, sur les Etats-Unis d'abord, puis notamment sur les démocraties libérales, une influence considérable, reconnu comme le principal créateur des relations publiques et le père de ce que les Américains nomment le spin, c'est-à-dire la manipulation des nouvelles, des médias, de l'opinion, ainsi que la pratique systématique de l'interprétation et de la présentation orientées des faits. Edward L. Bernays était le neveu de Sigmund Freud, Il utilisera souvent cette prestigieuse filiation pour promouvoir ses services. 

 Le succès le plus important de Bernays sera d’avoir amené les femmes américaines à fumer. En 1929, George Hill, Président de l’American Tobacco Co. décide de s’attaquer à ce tabou de l’époque qui interdisait à une femme de fumer en public. Un tabou qui, faisait perdre la moitié de ses profits à sa compagnie. Hill embauche donc Bernays qui lui explique que la cigarette est un symbole phallique représentant le pouvoir sexuel du mal (mâle ? NDLR), qui pourrait devenir une arme dans la lutte féministe pour l’égalité des sexes. 

Bien avant les sous-tifs les suffragettes grillèrent des tiges 

La ville de New York tient à chaque année, à Paques, une célèbre parade. Lors de celle de 1929, un groupe de jeunes femmes avaient caché des cigarettes sous leurs vêtements. Elles les allumèrent devant les journalistes qui avaient été prévenus qu’une action d’éclat serait menée par des suffragettes. L’affaire fit grand bruit. Les jeunes femmes expliquèrent que ce qu’elles allumaient ainsi, c’était des « flambeaux de la liberté ». Sur cette lancée l’industrie du tabac, toujours sur les conseils de Bernays, utilisera ensuite les vedettes féminines d’Hollywood pour promouvoir leurs produits. A cette époque la cigarette est un atout de charme, elle est présente sur pratiquement toutes les photographies des stars. 

Le fétichisme de la cigarette (ou capnolagnie) est une paraphilie fondée sur l’aperçu ou l’image d’un individu en train de fumer. Pour nombre de fétichistes, ce fétichisme serait survenu durant la petite enfance. Dans la culture homosexuelle, ce fétiche représente souvent l’image de la masculinité. D’après une étude effectuée en 2003, la nudité n’apparait pas nécessairement dans les vidéos, et ce qui compte (selon leurs dires) « c’est le look, l’attitude, la manière de fumer. » The Wall Street Journal rapporte en 1996 le succès d’une vidéo à 35 $ intitulée Paula qui exposait une femme « inhalant et expirant des cercles de fumée » 

Que cela inspire nos spécialistes des Vape-tricks : il y a sans doute un débouché… 

Woman in laced lingerie
Woman in sexy black lingerie with net stockings

Les raisons pour lesquelles un individu ait développé un tel fétichisme varient. Chez les hommes hétérosexuels, ce fétichisme s’associe souvent aux lèvres ou à la fellation, et l’excitation s’effectue plus grâce à l’image d’une femme qui fume, plutôt que par l’odeur de la cigarette. Il semble que l’odeur et le goût de la cigarette possèdent un rôle plus important dans le comportement des femmes plutôt que des hommes. Cependant, certains fétichistes sont plutôt fascinés par les effets addictifs et néfastes de la cigarette, et de sa capacité à causer des dégâts à la santé (cancer du poumon notamment). La plupart des fétichistes sont fortement attirés par l’aspect glamour d’une femme qui fume. La cigarette pourrait être également considérée comme un symbole phallique ou, à la suite des mouvements anti-tabac, comme un élément érotisé, dominant et provoquant.  

La cigarette est un symbole de séduction, un objet de puissance et de domination.

Cette symbolique est particulièrement évidente et transparente dans la publicité où, par exemple, l’homme est assis dans un fauteuil près du feu avec sa femme qui est à ses pieds, souriante et déclarant aimer son état de soumission : « Quelque part, j’aime te donner du feu ». 

L’image idéalisée 

Man Dressed As German Wehrmacht Infantry Soldier In World War Ii
Unidentified Re-enactor Dressed As German Wehrmacht Infantry Soldier In World War II Holding Cup With Hot Water Or Tea In Camping In Autumn Forest.

Longtemps objet du quotidien, les paquets de cigarettes ont fait office lors de la Seconde Guerre mondiale de relais de la propagande nationale. On y inscrivait par exemple des messages destinés aux troupes (les paquets de tabac font alors partie des rations de combat). A l’image des paquets de Gitanes distribuées, où figurait l’inscription « Offert par le Maréchal ». Ou encore de la marque Gauloises, qui, d’après la légende, popularisa son slogan « Liberté toujours ! » à cette période. 

Il est plus facile pour un chameau… 

La légende voudrait que l’animal du paquet de Camel soit inspiré par le passage d’un cirque dans le Kentucky en 1913. Le propriétaire d’alors, RJ Reynolds, aurait fait prendre en photo un vieux dromadaire nommé Old Joe pour lancer son nouveau logo. Mais avec son unique bosse, « Dromedary » (dromadaire) était visiblement moins vendeur que « Camel » (chameau). 

Brown camel
Brown camel ready for a ride in a Sahara desert sands in Morocco

Sans doute le paquet de tabac le plus controversé, celui de la marque Marlboro, provoque depuis le début des années 50 une foire de théories conspirationnistes. Il y a ceux qui voient le « K » du Ku Klux Klan disséminé sur le paquet un peu partout, ou encore ceux qui imaginent, une fois l’objet retourné et le sigle barré avec un bandeau, une scène de pendaison à partir des lettres « M », « l » et « b » 

Le cas Lucky Strike 

Dessiné en 1940 par Raymond Loewy, l’un des plus grands designers du monde, le design du paquet de Lucky Strike est très simple : un cercle, une marque en lettres capitales, rien de trop. 

Le créateur est un spécialiste de l’épure : installé depuis dix ans aux Etats-Unis, il a créé la coquille de Shell et la ligne d’innombrables voitures de rêve dont la Studebaker. Loewy est un pragmatique efficace : il place le logo des deux côtés du paquet, toujours visible, fût-ce dans une poubelle. L’armée américaine en équipe ses soldats. Bonne publicité : en 1944, ils en distribuent des quantités. Vu la ressemblance du logo avec une cible, on pourrait croire que le Lucky Strike, le coup chanceux, est celui que l’on tire dans le mille. Pas du tout. Le nom se réfère au coup de pioche gagnant de la ruée vers l’or. Il a généré une plaisante légende urbaine : le coup chanceux serait de tomber sur l’une des cigarettes de marijuana cachées dans les paquets. Très chanceux en effet. En 2013, des Allemands du cabinet G2 ont complètement loupé le relookage de la marque. Sur Internet, des commentateurs accablés se consolent en écrivant qu’« on regrettera moins le paquet neutre» 

« It’s toasted » (elles sont grillées) 

Si l’origine du slogan de Lucky Strike ne vous dit rien, alors vous êtes sans doute passé à côté de l’excellente série Mad Men. Diffusée entre 2007 et 2015, la série chronique les turpitudes de la publicité dans les années 60 aux USA.  

Dans le premier épisode de la série, on assiste à une réunion entre publicitaires et dirigeants de la firme de tabac au design rouge épuré. Une scène mémorable dans laquelle il est question des premières régulations des pouvoirs publics sur les paquets de cigarettes. Pour cause, l’industrie du tabac est alors confrontée aux premières études établissant un lien entre le cancer la consommation de tabac. 

On est grillés …

Face aux critiques, l’enseigne décide d’adopter un nouveau slogan sur son paquet : « It’s toasted« . Un leitmotiv qui détourne la réalité, érigé en fer de lance de ses campagnes de publicité et qui a participé à repopulariser la marque 

Enfin je ne pouvais conclure ce chapitre par ce qui préoccupe le plus les femmes : leurs silhouettes (un peu réducteur comme point de vue non ? Mais qui, vous allez le voir, intéresse franchement les cigarettiers) 

Vape & Glamour ; la (trop) petite histoire de la vape au cinéma 4

En constante augmentation depuis les années 70, la consommation de tabac chez les femmes représente un enjeu majeur chez les industriels cigarettiers. De quoi développer des stratégies marketing dédiées à transformer un produit, longtemps associé à la virilité, en accessoire de mode. Par exemple avec des paquets plus fins ou encore des cigarettes « slim » (représentant la minceur), en référence à une vielle idée popularisée par la marque Lucky Strike : la cigarette comme coupe-faim, « partenaire minceur ». 

On connaît la chanson  

Glass of whiskey with smoking cigar.
Glass of whiskey with smoking cigar on dark wooden table

Si les années 70 révélaient ses chanteurs à provoc’ comme Serge Gainsbourg qui chantait la très célèbre « Dieu, fumeur de Havanes », beaucoup d’artistes ont suivi le même mouvement. Alors que la cigarette était encore très démocratisée, Sylvie Vartan avec « L’amour c’est comme une cigarette » ou encore Alain Bashung avec son « Je fume pour oublier que tu bois », ont embrassé le succès avec leurs tubes. Brigitte Fontaine avec son « Je fume » ou même Renaud avec « Arrêter la clope », ont également fait recette. Plus récemment, Sanseverino avec « La cigarette », Damien Saez et Biglo & Oli avec leur titre respectif « Cigarette », consument les mots comme des clopes et le public en redemande. 

Et la vape alors ? 

Man vaping an electronic cigarette
Vaping man wearing a hat, obscured behind a cloud of vapor

2016 aura vu la sortie de 3 films/documentaires. Qu’en est-il depuis ? Car si “A billion lives” “Beyond the cloud” et “Vapewave” sont les plus connus, sont-ils les seuls ? 2018 nous aura donné “Vaping Not dead”,  court métrage maintes fois salués, mais depuis ? Pour ce qui est de la chanson … à part certains succès d’estime et autres parodies http://www.vapoteurs.net/dossier-la-vape-se/ la liste est mince. Il y a bien, du côté des groupes mainstream, des essais comme The Foo Fighters avec “Run”  

En fait seule la photo semble avoir compris l’intérêt esthétique de la cigarette électronique et produit des œuvres de moins en moins inspirées par les codes de sa rivale : la cigarette papier. 
L’héritage de cette dernière demeure lourd à digérer il nous faudra du temps et des artistes 

Y’en a pas sur 100 et pourtant ils existent 

Attractive steampunk girl singer with microphone
Attractive steampunk girl singer with microphone

Parlons-en des artistes ! Nous les voyons peu vape au bec et pourtant certains ont été ou sont encore bien investis dans la vape … 

A l’heure où l’on trouve encore des mégots dans les films et des cendres encore fumantes un peu partout, où la censure n’a pas remplacé toutes les clopes par des brins de blé, la place de vape dans les œuvres artistiques est quasi nulle. 

Pas de scène émouvante de film où l’acteur déclare sa flamme dans une magnifique barre, pas d’évasion de James Bond grâce à son super coil, pas de Docteur Jekyll qui se transformerait en Hyde parce qu’il aurait vapé un liquide vert ! 

Pas de chanson de poème et d’écrit, « Mignonne allons voir si l’arôme qui hier matin j’avais accompli, n’a pas perdu de sa fraîcheur aux nulles autres pareilles « Non la vape visiblement n’inspire pas les muses ! 

A qui la faute ? 

Vape & Glamour ; la (trop) petite histoire de la vape au cinéma 5
source: unsplash.com / author: Brandon Erlinger-Ford

A sa jeunesse ? La vape existe maintenant depuis plus de 15 ans ! 

Au manque d’informations des artistes ? Sans doute ! Même si l’on aura vu des photos de vapoteuse dans les mains de Johnny… 

L’art est un bon moyen pour faire accepter des idées nouvelles. La vape doit se démocratiser, elle doit devenir une chose aussi banale qu’un mégot dans un caniveau … 

Mais pour cela il nous faut l’aide des artistes, écrivains, musiciens, penseurs, peintres photographes sculpteurs, ! Prenez parti & montrez-vous aux médias box & ato en mains ! Ce serait un bel hommage & un réel coup de pouce pour la cigarette électronique (certains le font déjà !) 

Bien sûr il y a des tas de photos de vape et tant mieux mais la plupart n’ont pas de dimension artistique et restes absconses pour le grand public. 

« C’est bien joli mais l’art ça ne sert à rien ! » Me direz-vous … Oui & NON ! Regardez comme l’industrie du tabac à su rendre glamour sa tueuse en la rendant omniprésente au cinéma, la télévision, les romans, la musique, la poésie …. 

Ce qu’ils ont fait pour la cigarette qui tue, pourquoi ne le ferions-nous pas pour la vape qui sauve ? 

En annexe une liste non exhaustive de chanson parlant de cigarette car il ne saurait y avoir de bons films sans une Bonne B.O

Interprétetitre    
(Chanson de film) "Le pari" ("Le tabac c'est tabou, on en viendra tous à bout !")
Alain Bashung "Je fume pour oublier que que tu bois"
Alberta Hunter "Two cigarettes in the dark"
Aldebert "La Complainte de l'ex-fumeur".
Aldebert "la dame aux camel light"
Alibert "Viens dans ma casbah" ("Pour trois francs, cette bacchante Vous roulait un cigare un peu las Mais pour quatre francs cinquante Elle donnait son pot à tabac »)
Annie Cordy "Cigarettes whisky et p'tites pépées"
Annie Cordy & Bourvil "Café, tabac"
Antoine "Un éléphant me regarde" (La fumée dans les yeux…)
Arabelle "No smoking"
Arctic Monkeys " Cigarette smoke"
Armens "Chips, tabac et alcool"
Badfinger "Should I Smoke"
Barberousse "Lady Nicotine"
Bénabar "A votre santé" ( "Est-ce de ma faute à moi Si j'aime le café et l'odeur du tabac…")
Bernard Menez "J'aime pas les filles qui fument"
Berthe Sylva "du Gris" (repris par Renaud)
Bill "As-tu du feu ?" (Bon, elle parle plus de "beurre de peanuts" que de tabac, mais elle en parle quand même !)
Billy the Kick "O.C.B."
Birkin "Nicotine"
Brassens "Les quatre bacheliers" ("On le vit, on ne le croirait pas, Sans vergogne, Lui tendre sa blague à tabac, Blague à tabac. »)
Brigitte Fontaine "Je fume"
Burt Blanca "Tout en fumée"
Chanson populaire "J'ai du bon tabac"
Charden"14 ans les Gauloises"
Charles Dumont "Ta cigarette après l'amour"
Chicory Tip "Cigarette, women and wine"
Christina Sèvres"3 cigarettes"
Claude Nougaro "Clodi Clodo" ("car pour lui la femme c'est plus au programme de sa vie d'infâme chiqueur de mégots")
Claudia Phillips "Donne-moi du feu"
Crash Test Dummies "A cigarette is all you get"
Curtis Gordon "caffeine and Nicotine"
D.A.D. "Marlboro Man"
Dave "La cigarette"
Dave "La cigarette qui me brûle les doigts"
David McNeill"2 200 cigarettes"
Derka "Demain j'arrête"
Dick Annegarn "Nicotine queen"
Duke Ellington " Love is like a cigarette"
Dumont "apres l'amour"
Earl Hines and Helen Merril "Cigarette for company"
Eddy Mitchell "Fume cette cigarette"
Eddy Mitchell "La première cigarette"
Eliane Embrun "Si j'étais une cigarette"
Emilie Simon "En cendres" ( "… Je ne fume plus Mais je pars en cendres…")
Fats Waller "Smoke dreams of you"
Ferré "La Gitane"
Francis Lalanne "Fumée d'alcool"
Fred Jannin et Raoul Reyers "une bonne petite cigarette"
Gainsbourg "Les cigarillos"
Gainsbourg-Deneuve "Dieu est un fumeur de havanes"
Georges Moustaki "Donne du rhum …" (Donne du rhum à ton homme, du rhum et du tabac, …)
Georgette Brion "Paulette, tu pollues"
Gillian Hills "Ma première cigarette"
Gloria Lasso "Dans les rues de Bahia" ("Pour la fête du tabac Va danser dans la nuit bleue")
Henri tachan "Tabacs"
Hubert-Félix Thiéfaine"113ème cigarette sans sans dormir"
Hugues Aufray "Des femmes et du tabac"
Il était une fois "Le temps des mobylettes" (T'es pas un homme, si tu fumes pas)
Jacques Higelin "Cigarette"
Java "Cendrier"
Jean François Moran a lancé un album intitulé "Tabac" le jour ou la nouvelle loi sur l'interdiction de fumer dans les bars et restaurants entrait en vigueur…
Jean Patrick Capdevielle "Nicotine"
JJ Cale "Shades"
Joe Cocker "Long drag off a cigarette"
Joey Starr "Cigarette piégée"
Juliette Gréco "Les feuilles de tabac"
K's Choice "I smoke a lot"
Kim Larsen "donnez-moi du feu"
Lama "Seul avec ma cigarette"
Léo Ferré "La pipe"
Les Excentriques "Fume, fume, fume"
Les Missiles "Fume, fume, fume"
Les Négresses Vertes " Les mégots"
Les Rolling Bidochons " cendrier" Et les parodies ?
Les Voisins d'en face "Cigarette"
Less Than Jake "One last cigarette"
Lucien Jetté "La planteuse de tabac"
M " Je m'écrase la tête dans le cendrier"
M "Je suis une cigarette"
Manu Chao "Petite blonde du boulevard brune"
Marcel Amont "demain j'arrête de fumer"
Marie Dubas "Le tango stupéfiant"
Marie Josée Vilar "La gitane"
Maxime le Forestier« l'irresponsable » (« A quatorze ans déjà, je fumais le tabac »)
Mélina Mercouri "La fumée des cigarettes"
Michel Corringe "Cigarettes sur cigarettes"
Mills Brothers "Smoke rings"
Montand "Le mégot"
Nashville Teens "Tobacco Road"
New York Dolls "Fishnets and cigarettes"
Niagara "Tu sais bien ce dont j'ai envie" (Les hommes c'est comme les cigarettes à bout filtre, Moi j'en fume depuis mon premier flirt… Quand je t'approche je fais un vrai tabac…)
Oasis "Cigarette in Hell"
Oasis“Cigarettes and Alcohol”
Otis Redding "Cigarettes and coffee"
Patsy Cline "Three cigarettes in an ashtray"
Paul McCartney "Pipes of peace"
Peggy Lee "Don't smoke in bed"
Perret "Mourir du tabac"
Pierre Vassiliu« La pipe à papa »
Pink Floyd "Have a Cigar"
Pink Martini "Sympathique" (« Je ne veux pas travailler…et puis je fume »)
Placebo“Been Smoking Too Long”
Raoul De Goderwarsvelde "Quand les cigares…"
Renaud "Arrêter la clope"
Richard Gotainer "bye bye clope"
Salvador "Ma pipe"
Sanseverino "La cigarette"
Serge Reggiani "la Putain" ([…] Adossée au magasin, elle fumait avec élégance")
Serge Reggiani "La complainte du tabac"
Serge Reggiani "Maxim's" ([…]Et puis dans la jaguar, brûler son léopard, avec une cigarette anglaise")
Silja "ça y est, j'arrête de fumer"
Sinclair "C'est pourquoi je fume"
Sinclair "Je roule une cigarette"
Smoky et les Smoky's "Si tu m'enfumes, je tabac"
Sparks "Nicotina"
Spooky Tooth "The last puff" (Spooky Tooth)
Squeeze "Cigarette of a single man"
Stephen Faulkner "Le mégot"
Sylvie : "l'amour c'est comme une cigarette"
Tex Williams "Smoke, smoke, smoke that cigarette"
The All-American Rejects "The cigarette song"
The Thrills "Deckchairs and cigarettes"
Thiéfaine "L'amour mou" ( "Sans même retirer leur mégot")
Trévidy "le tabac"
Valérie Lagrange "Trois cigarettes"
Whirlpool Productions "International cigarette"
Yellowcard "Cigarette"
Yves Montand« Le mégot »
Yves Simon "Les Gauloises bleues »

Source : Bides et Musiques 

Author: Grand Mogul

Grand Mogul de Vapapapa, créateur super occupé, carburant au café et au Mother's Milk
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François_Desreux
Membre

Effectivement, Grand Mogul, tu m’avais dit que ça me plairait sans doute, cet article monumental, et tu avais raison. Bravo et merci.